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INTRODUCTION 

par Pierre Rousset 

 

 

 

Le parc des Beaumonts

Localisation : Montreuil (93) – il jouxte Fontenay-sous-Bois (94)

Superficie : 24 hectares

Entrées : avenue Jean Moulin, rue des Charmes, rue des Quatre Ruelles, rue Paul Doumer.

Accès :

Métro Mairie de Montreuil (ligne 9) :  10-15 mn à pieds

Bus 122, arrêt Collège Jean Moulin

Bus 127, arrêt Les Beaumonts ou Danton

 

 

mapcarta.com

 

Le parc des Beaumonts est situé en bordure sud du plateau de Romainville. Avec pour altitude maximale 109 m, il surplombe d’une quarantaine de mètres le centre-ville de Montreuil. Il est intégré à la zone Natura 2000 qui englobe les espaces verts du département de Seine-Saint-Denis. Depuis juillet 2018, sa gestion est entièrement assurée par Est Ensemble (un Etablissement Public Territorial) en vue, notamment, de la valorisation de la biodiversité. Grâce à son accessibilité (le métro), le site est suivi par des naturalistes souvent associé.es à, ou travaillant pour, le Muséum national d’Histoire naturelle. Un Conseil scientifique a été (re)constitué en lien avec Est Ensemble.  

 

Ce parc offre des espaces diversifiés, convenant à une avifaune variée, alors qu’il est profondément inséré dans le tissu urbain.  La partie nord du plateau est aménagée en parc urbain classique. La zone dite « naturelle », située dans sa partie sud, présente un paysage « champêtre » avec en son cœur un espace protégé qui, outre des ruches, accueille, du printemps à l’automne, un couple de bovins et une dizaine de boucs (races rustiques). Des boisements spontanés occupent les coteaux et la bordure du plateau. Les arbres les plus anciens se trouvent sur la pente sud (lieudit parc Mabille).

 

D’anciennes carrières ont été comblées par des déchets de toutes natures (mâchefer, remblais de construction, roches concassées, sable et cendres d’incinération d’ordures ménagères…). Laissée un temps à l’abandon, l’actuelle « zone naturelle » du plateau a été par deux fois réaménagée, avec notamment la création d’une petite zone humide.

 

Au printemps, quelques couples de Fauvettes grisettes ou des jardins nichent régulièrement, ainsi qu’un couple de Grive draine (au moins) et d’éperviers. Plus irrégulièrement, c’est aussi le cas de la Rousserolle effarvatte qui a bénéficié de la formation de la roselière. En revanche, une intervention, rendue nécessaire par le boisement de la friche centrale (robiniers…), a (temporairement ?) détruit l’habitat connexe du Rossignol philomène et de l’Hypolaïs polyglotte… Le Tarier pâtre a niché jusqu’en 2004 et le Moineau friquet jusqu’en 1998. Le Bruant zizi a disparu, ainsi que le Pipit farlouse et l’Alouette des champs présents il y a une vingtaine d’années.

 

La migration est régulièrement suivie. L’enregistrement des passages nocturnes a commencé début 2019. Très visible, le parc est un îlot de verdure dans l’océan urbain. De nombreux migrateurs y font halte, y compris les grands rapaces qui y passent occasionnellement la nuit. Parmi les espèces peu communes, mentionnons la Huppe fasciée, le Martin-pêcheur, le Torcol fourmilier, le Pic noir, le Loriot d’Europe, la Pie-grièche écorcheur, le Phragmite des joncs. De véritables raretés sont parfois observées, comme l’Hirondelle rousseline, le Pipit à dos olive ou le Pouillot brun.

En hiver, le parc sert de garde-manger à toute l’avifaune locale. Certaines années, des bandes de Grives litornes ou mauvis, voire de Pinsons du nord ou des Grosbecs casse-noyaux, y séjournent. Il a aussi par le passé accueilli une bande de Moineaux friquets (faisant le va-et-vient avec le bois de Vincennes), mais ce n’est plus le cas. Le Pic mar le visite, mais il est d’observation difficile. 

Le site est suivi régulièrement depuis 1993 sur le plan ornithologique (il existe des données plus anciennes). Près de 200 espèces ont été observées – voir le lien suivant : http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article5414

Le parc est riche en amphibiens et lépidoptères. Intéressant pour ses mollusques, les chauves-souris et diverses familles d’insectes. En revanche, il est pauvre en reptiles et aussi en champignons, car il n’y a pas de hêtre, pas de chênes en dehors de quelques jeunes pousses, ni de tilleul, de charme, ou de pins. Dans la « zone naturelle », le milieu est en évolution constante avec une tendance à la fermeture de la mare (roselière) ou des espaces « champêtres » (renouée du Japon, érable, robinier…) provoquant un appauvrissement de biodiversité. Sa gestion impose un suivi continu, toute décision favorisant certains taxons plutôt que d’autres. Le rôle du Conseil scientifique est ici décisif.

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